Qui parle de nous, comment, vers quel public ? A l'ère de la communication, ce que suscitent des textes qui veulent échapper à la "com" pour ouvrir un dialogue : voilà ce qu'il nous paraît intéressant de donner ici un aperçu.


Sur internet

2009 - A l'ambassade d'Allemagne, Paris, pour recevoir le prix Raymond Aron 2009.

???? - Recension de Physiques sonores (Zbigniew Karkowski) sur Metamkine.

2008 - Vernissage de l'exposition Comme des bêtes au Musée cantonal des Beaux-arts, Lausanne.

2006 - Recension d'Europes intempestives par Michel Cornu pour Contrepoint philosophique.

2006 - Recension d'Europes intempestives par Christian Ruby pour Espace Temps.

2006 - La Riponne à la radio helvète, histoire d'une collaboration, par Christian Ruby.



In extenso

• Recension d'Europes intempestives : Raphaël Baroni pour la revue A contrario (5/1, 2007)

Cet ouvrage est le premier de la collection par AILLEURS dirigée par le Groupe de la Riponne. Ce collectif de chercheurs se retrouve depuis plusieurs années sur l’ancien site de l’Université de Lausanne, place de la Riponne. Il réunit, hors de toute structure ou mission institutionnelle, philosophes, théologiens, épistémologues, traductologues, narratologues et littéraires, dans un esprit interdisciplinaire qui est davantage marqué par une ouverture critique placée sous le signe de l’amitié que comme un étendard illusoire visant à transcender les ancrages de chacun. Ainsi que l’affirme l’introduction du volume, « l’amitié seule peut déjouer les vices d’une juxtaposition de dialogues monologiques qui invoquent l’échange mais dont le seul commerce est le rapprochement spatial et de courte durée, sans que jamais les savoirs réciproques ne soient mis en danger » (p. 7). Dans ce cadre, il s’agit de montrer aux autres les objets et les pratiques de pensée que chacun cultive et habite, « comme pour dire à ceux qui ont d’autres pratiques : voici comment je fais – qu’en pensez-vous ? » (idem). C’est précisément l’une des originalités profondes de cet ouvrage que de ne pas simplement proposer une succession de textes émanant d’auteurs différents, mais de rappeler que, dans le cadre du Groupe, les pratiques solitaires d’écriture ont été confrontées au risque de leur lecture et ont ainsi été enrichies d’une réécriture qui porte la trace des autres. Non seulement les articles sont ainsi redevables du Groupe, mais ils sont encore complétés par de courts textes anonymes formant des « contrepoints dont les idées voguent à distance du texte contrepointé » (p. 6).

« Nos voix ne sont pas assignées à résidence » (idem) annonce l’introduction, et c’est bien à un voyage que nous invite cet ouvrage, loin de la routine rassurante de nos habitudes de pensée. Les neuf textes qui composent ce volume visent ainsi à ouvrir une réflexion sur l’identité du vieux continent, une identité qui échappe aux clichés, à la rhétorique usée de la construction européenne, au désir de puissance et à l’aveu de faiblesse qui animent ces discours officiels. Soucieux de ne pas figer chaque article dans l’unité d’un point de vue arrêté, refusant « la mort du point final qui arrête le langage du souffle » (idem), privilégiant l’éthique de la pensée à la logique compréhensive et totalisante, on comprendra que l’image identitaire qui se dégage de ce volume ne peut être qu’une image décalée, multiple, en constant déphasage. Ce n’est pas une carte de géographie, au sens classique du terme, qui serait placée dans le point de vue en surplomb du cartographe divin, mais plutôt des portulans, ces cartes partielles qui, mises bout à bout, permettaient autrefois la navigation de port à port.

Il s’agit donc d’une navigation à vue pour cerner les contours d’une Europe plurielle et en mouvement, c’est-à-dire, comme le titre de l’ouvrage l’indique, pour penser des « Europes intempestives ». C’est l’Europe telle qu’elle a essayé de penser les autres à travers la pratique de l’anthropologie (L. Bonoli), mais aussi l’Europe pensée par les autres, par Tanizaki par exemple (Ch. Indermühle), cet auteur « qui prétend signifier les aspects les plus propres de la culture japonaise en les distinguant […] notamment de la culture européenne » (p. 59). L’Europe face à l’Afrique (Z. Betché), mais aussi l’Europe pensée par les siens, depuis les Grecs, de Socrate à Nietzsche (F. Gregorio, M. Herren). Cet ouvrage approfondit ainsi plusieurs failles, il questionne cette apparente impossibilité de fixer une frontière, de constituer une identité stable, il interroge l’impuissance européenne (Th. Laus), sa responsivité face à des enjeux qui la mettent en mouvement, mais qu’elle ne peut ressaisir que quand elle les a déjà dépassés (M. Vanni), il explore ses fondements démocratiques et ses liens avec le capitalisme (H. Poltier), ce mélange d’idéologie et de politique, de propriété et de liberté (E. Mejia) qui la hante.

Cet ouvrage n’offre donc pas une image rassurante de notre vieille Europe, il ne permet pas non plus d’y voir beaucoup plus clair que lorsque l’on s’en tient à la rhétorique officielle, mais il a une valeur et une ambition beaucoup plus élevées, il nous force à nous pencher sur les angles morts de cette entité floue dans laquelle nous vivons, il renouvelle notre façon de la faire vivre en nous, de penser notre identité européenne, il déplace les enjeux et offre de nouvelles perspectives. En cela, cet ouvrage philosophique s’inscrit pleinement dans un projet politique, il nous met en mouvement en rendant notre demeure inconfortable.

 

• Recension d'Europes intempestives : Flavio Cassinari pour Fenomenologia e Società (2007)

Testo inconsueto ed esemplare, questo del Groupe de la Riponne, un gruppo di ricercatori (filosofi, teologi, epistemologi, teorici della traduzione e studiosi di teoria e storia della letteratura), a vario titolo afferenti all’Université de Lausanne; il gruppo prende il nome, appunto, dal sito dell’antica sede dell’università e rivendica di non essere vincolato, nella propria attività, da alcuna missione istituzionale. È un libro inconsueto, perché non si tratta affatto di una raccolta di saggi intorno a un tema, né, tantomeno, della raccolta di atti di un convegno o di un seminario. Ciascun testo è, invece, il risultato di una lettura collettiva, dal momento che è stato sottoposto al dibattito prima della sua redazione definitiva: scrittura (solitaria), lettura e riscrittura dovrebbero sottrarre il testo alla sua dimensione monologica, autoriale, perlomeno laddove l’autorialità sia concepita secondo il canone del soggetto cartesiano, che costituisce la forma identitaria propria della modernità. L’obbiettivo è quello di guadagnare per ciascuna voce, cioè per ciascun testo, una nuova singolarità: non c’è, in un progetto di lavoro siffatto, alcuna mitizzazione della dimensione collettiva ma, piuttosto, la constatazione che tale dimensione è, fenomenologicamente, un dato, cioè costituisce la trama di cui la singolarità è intessuta. L’individualità che ne risulta è dunque da un lato affatto cosciente del debito che essa ha, nel proprio essere, nei confronti della dimensione collettiva; da qui, il rifiuto della monologicità, che appare, più che come una condizione a cui rinunciare, come una pretesa marxianamente ideologica, cioè come una falsa coscienza, dovuta a un’inadeguata rappresentazione della propria realtà. Dall’altro lato, questa nuova identità autoriale è assolutamente gelosa della propria singolarità; da qui, anzitutto, la rivendicazione della propria assolutezza (letteralmente, l’essere di ciascuna ab-soluta, cioè svincolata) nei confronti di qualsivoglia istituzionalizzazione, sia pure quella – in questo caso, l’attività universitaria – alla quale l’identità deve, con il ruolo, la propria valenza sociale. Questa gelosia della propia singlarità spiega, in secondo luogo, il fatto che ciascun testo firmato sia seguito da un testo anonimo, un «contrappunto», «le cui idee vogano a distanza dal testo contrappuntato; il contrappunto aggiunge una voce, un riflusso che invita a gridare più forte per riaprire, per qualche istante, la lettura». Più prosaicamente, il contrappunto rimette in gioco i temi fissati dal testo contrappuntato sollevando ora obiezioni, ora aggiungendo motivi di discussione ulteriore, per liberare i temi in gioco dalla fissità in cui il dominio dell’autore del testo contrappuntato li ha strutturati. Si delinea, qui, una prospettiva di fondo che potrebbe esere definita come anarchica, pensando assieme, attraverso questo termine, la teorizzazione di Stirner e la pratica di Bakunin, ma che non è immemore – tutt’altro! – di Marx e della sua lezione, evidente in alcuni contributi.

Se questo è il carattere inconsueto di Europes intempestives, c’è però anche il suo carattere esemplare, dovuto al modo in cui è vissuta l’autorialità, quale identità di ciascuna delle voci che firmano i testi, ovvero al modo in cui la pratica (scritttura solitaria, lettura collettiva e riscrittura singolare) attraverso la quale l’identità autoriale dei singoli qui si configura si riflette nelle teorie qui sostenute, cioè nelle idee che vengono proposte da questo volume: l’esemplarità di Europes intempestives risiede, per dirla in breve, nel modo in cui la prassi di scrittura si riverbera, quale forma metodica, nel contenuto che viene proposto, cioè nella teorizzazione di ciò che si propone essere l’identità europea. Infatti, la pluralità delle identità autoriali che compongono il progetto del volume e il rapporto che vincola queste pluralità trova riscontro nella figura di identità europea delineato dal libro. La pluralizzazione dell’identità europea è, dunque, uno dei fili che tengono assieme i diversi contributi: siano essi dedicati alla questione delle – problematiche – radici dell’identità europea, come quelli di Michel Herren («Socrate et Nietzsche: deux pivots et axes de l’identité européenne») e di Francesco Gregorio («Les Grecs, l’Europe aujourd’hui»), oppure al modo in cui la riflessione filosofica dell’Africa si delinea specchiandosi e riflettendo quella europea (il saggio di Zachée Betché, «Entre l’Afrique et l’Europe»). La pluralizzazione dell’identità europea viene analizzata anche attraverso il duplice rapporto tra l’identità europea stessa e quelle diverse da esse: per un verso, esaminando come l’identità europea sia letta, come tale, dalle altre ( è il tema del saggio su Tanizaki di Christian Indermuhle, «Ombres d’Europe»), per l’altro, su come essa veda le altre, configurandosi in questa visione, attraverso una sorta di doppio legame (è il tema del saggio di Lorenzo Bonoli, «L’Europe et la connaissance de l’autre»). La questione della pluralizzazione dell’identità europea si snoda, ancora, sia nel saggio di Thierry Laus, «Impuissance d’Europe») dedicati all’essere dell’Europa come essere di un’impotenza che, saputa come tale, costituisce una potenza d’essere, in quanto luogo al quale è impossibile non appartenere, sia nei contributi (quelli di Hugues Poltier «Démocratie, Europe, Capitalisme», e di Emmanuel Mejía, «Liberté et proprieté») dedicati ai valori, cioè alla rappresentazione ideologica costitutiva, dell’identità europea, confrontati con la sua realtà, sia, infine, nel saggio di Michel Vanni, («L’Europe en réponses»), che fa dell’identità europea il banco di prova per una concezione «responsiva» della comunità.

Tutti questi testi concorrono a delineare una figura pluralizzata dell’Europa e della sua identità, fino a mettere in dubbio la possibilità di parlare, al singolare, di «identità europea». In ogni caso, ciò che viene qui messo in scacco è la possibilità di brandire l’identità europea contro altre identità, possibilità che dovrebbe fondarsi su un’autosufficienza dell’identità europea, che non si dà, invece, quale realtà monolitica e autosussistente. A questo proposito, il saggio di Vanni mostra come perfino quella che è quasi sempre considerata – sia da chi la condanna, sia da chi la rivendica – come la manifestazione dell’identità europea nel suo aspetto di massima coesione e unitarietà, cioè le Crociate, non sia affatto il prodotto di un’identità definita, comprensibile a partire da una definizione preliminare; l’identità europea che si configura nelle Crociate è, invece, la risposta, per lei sempre inadeguata, di un’identità travagliata dall’interno perché esposta a un’istanza altra che essa non riesce a dominare e a ricondurre alla propria integrità.

Questo travaglio coincide con l’elaborarsi stesso dell’identità: ma se così stanno le cose, a risultare problematico è quello stesso concetto di identità che ha segnato la storia dell’Occidente e che risale fino alla tesi aristotelica, secondo la quale la forma più compiuta di identità sarebbe quella numerica. In virtù di questa tesi, l’identità coincide con l’individuazione in un ente, cioè con la sua sussistenza ontologica, e si configura secondo il principio, così formulato da Bernard Williams, per cui l’identità consisterebbe in «una relazione uno – uno», in modo che «nessun principio può essere criterio di identità per cose del tipo T se fa leva soltanto su ciò che logicamente costituisce una relazione uno – molti oppure molti – molti tra cose del tipo T». Questa risoluzione dell’identità nell’individualità costituisce, dal punto di vista metafisico, il presupposto di quella concezione dell’identità, personale e colletttiva, che ha segnato la prospettiva propria dell’età moderna, come da più parti nella riflessione novecentesca, – sia in quella filosofica, sia in quella delle scienze umane e sociali – è stato sempre più sottolineato: basti pensare alle tesi di Charles Taylor sulle «radici del s»é, o alle classiche riflessioni di Marcel Mauss sul concetto di persona, nonché a quelle di Louis Dumont sull’individualismo. Questa interpretazione dell’identità, singolare e collettiva, che la risolve nell’individualità, e che ha, appunto, dominato la rappresentazione della realtà propria e di quella occidentale nell’età moderna, è stata, come è noto, posta sotto la lente dell’esame critico, almeno a partire da Nietzsche e Freud: nel saggio di Poltier la revoca della coincidenza di identità e individualità, cioè la crisi del paradigma moderno dell’identità, personale e collettiva, è esaminata, in prospettiva storica, attraverso la crisi del principio di sovranità dell’«io democratico», cioè di quella concezione dell’identità che fonda la prospettiva rappresentativa dell’identità occidentale nella contemporaneità. La crisi di questa rappresentazione, che coincide con la crisi dei meccanismi reali di partecipazione e rappresentazione democratica nelle odierne società liberaldemocratiche occidentali e che conferisce un carattere – ancora marxianamente, nel senso di falsa coscienza – ideologico alle forme valoriali in cui questa rappresentazione si esprime, soprattutto nei tentativi di esportarla, non è, come sottolinea Poltier, un fatto che provenga all’io democratico soltanto dal di fuori, in virtù magari, dei fenomeni connessi alla globalizzazione. Per quanto essi contribuiscano ai fenomeni di crisi dei meccanismi di partecipazione e rappresentatività che, all’interno delle democrazie occidentali, possono essere designati, nel loro complesso, come «depoliticizzazione» e come «desoggettivizzazione», ovvero deindividualizzazione, dell’identità, nondimeno, come giustamente Poltier nota, questi fenomeni risultano inscritti nella logica che governa l’istituzione dell’io democratico, ovvero nella logica di cui l’individualizzazione stessa costituisce un risultato. Questa doppia valenza della dinamica che regge l’identità occidentale definibile come europea è, del resto, contenuta fin dagli albori, nella sua stessa consapevolezza riflessiva: se, come si è visto, la riflessione aristotelica offre il terreno dove nasce la riduzione dell’identità all’individualità, essa ospita tuttavia anche la diversa interpretazione in cui l’identità appare come il ricettacolo originario, attraverso il rimando a una differenzialità interna, dell’alterità e della pluralità, quando Aristotele sostiene che l’identità (tautotes) consista nell’unità (enotes) d’essere di una pluralità di cose, oppure di una sola cosa che sia, però, trattata come una pluralità: quando, infatti, si dice che una cosa è identica a se stessa, la si tratta come se fossero due cose.

In questa prospettiva, in cui si muovono i saggi raccolti in Europes intempestives e il lavoro del Groupe de la Riponne, l’identità risulta essere in linea di principio pluralizzata in quanto si configura come, ab origine, una risposta all’alterità. Questa risposta all’alterità, di cui Bonoli vede il paradigma nella conoscenza antropologica, mostra, come l’autore sottolinea, una dimensione epistemologica e una etica: l’elaborazione di un sapere determinato comporta che questo stesso sapere sia, nella sua determinatezza, un modo peculiare di entrare in contatto con l’alterità e, dunque, un modo in cui il Sé della conoscenza antropologica risulta incrinato, nella sua unitarietà, a partire dai caratteri specifici delle alterità che esso incontra. Per questo, secondo Bonoli, la dimensione etica fa premio su quella epistemologica, e la stessa storia dell’antropologia e dell’etnografia contemporanee mostrano questo aspetto, per così dire, in negativo, attraverso lo scacco delle pretese di guadagni epistemicamente «puri», cioè senza implicazioni etiche.

Se il primo filo che tiene assieme i contributi di Europes intempestives è la pluralizzazione dell’identità europea, la sua storicizzazione è il secondo, ed è, al contempo, lo strumento attraverso il quale la pluralità dell’identità europea viene messa in luce. Questo aspetto è esplicito nel saggio di Gregorio, che mostra, attraverso il ricorso alla storia, come quello della discendenza lineare dell’identità europea da un «gruppo greco», presunto come tale nella sua purezza, sia il risultato di un’invenzione culturale opera del classicismo umanista e, in particolare, di Francesco Petrarca; ma il problema della storicità costituisce anche il tema del saggio di Mejía, il quale, facendo perno sul concetto marxiano di Gattungswesen, sottolinea come esso non designi né una sorta di idea assoluta à la Hegel, né, come è invece in Feuerbach, una sorta di essenza umana data come presupposta e sovrastorica, bensì, invece, il risultato di un processo storico in cui l’uomo diventa soggetto. Da questo punto di vista, allora, l’identità europea è un divenire soggetto che non è mai dato, ma che sempre si costituisce storicamente: se la forma storica del presente europeo sembra essere la democrazia, in quanto modalità di soggettivazione propria della modernità, occorre chiedersi, come fa Poltier, se effettivamente essa sia, oggi, ancora gravida di potenzialità emncipatrici per il futuro, a fronte delle tendenze totalitarie insite in quella forma-valore a cui la democrazia si è storicamente ancorata, cioè al capitalismo. La storicizzazione che è insita nella prassi del Groupe de la Riponne risulta funzionale, con la pluralizzazione cui essa si lega dell’identità europea, alla relativizzazione sua e delle sue forme valoriali, relativizzazione che non comporta affatto la sottoscrizione di una teoria relativista. Il relativismo comporta, infatti, una pluralizzazione attuata fra identità diverse, ciascuna concepita come di per sé data con le sue presunte radici: il saggio di Gregorio mostra l’insufficienza di questa prospettiva, quando, attraverso gli strumenti della ricerca storica – di una ricerca storica che sappia pensare, come Hans-Georg Gadamer diceva di Reinhardt Koselleck – applicati alla vicenda storico-culturale del «gruppo greco» (spacciato, non da oggi, come radice dell’identità europea), mostra la problematicità di una concezione lineare delle derivazioni che costituiscono, insieme a quella europea, una qualunque identità, singolare o collettiva che essa sia. Dall’indagine storica così intrapresa emerge, infatti, l’impossibilità di considerare le identità come fa il relativismo, cioè di considerare l’una come costituita indipendentemente dall’altra; emerge invece, per dirla con Jean-Loup Amselle, una «logica meticcia», dove la storicizzazione può, al più, segnalare derive e punti di intersezione, piuttosto che entità originarie.

In questa prospettiva, la storicizzazione assolve anche a un’altra funzione: quella di saper guardare, attraverso la storia, all’attualità, senza cadere nell’attualizzazione. Perché l’attualizzazione è la tacita – talvolta fraudolenta, talaltra inconsapevole – estensione al passato di criteri valoriali e autorappresentazioni da parte di un presente più meno esplicitamente convinto della propria eternità e della propria legittimità; proprio quello che la categoria dell’intempestivo intende evitare, con il tentativo, perseguito invece in questi saggi, di moltiplicare, attarverso il lavoro genealogico che implica il riferimento al passato, gli sguardi sull’attualità del presente, al fine di comprenderla e metterla in questione.