Chez Van Dieren Éditeur, le Groupe de la Riponne dirige deux collections.
Si Rip on/off donne accès à des textes d'artistes « underground », parAILLEURS - Riponne propose des textes de philosophie, littérature et sciences humaines. Sans souci de cloisonnements disciplinaires, ces deux collections se situent au carrefour de pratiques d'écriture singulières. Leur originalité tient aussi à la large place qu'elles accordent à la traduction.
En 4 ans d'activité éditoriale, le Groupe aura publié onze livres : six ouvrages inédits et cinq traduction. Vous pourrez sur cette page jeter un œil sur ces publications ainsi que celles qui verront prochainement le jour .
Collection parailleurs - Riponne
2011
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2011 |
Denis Jutzeler On nous tue en silence Ouvrage édité par : Francesco Gregorio, Denis Jutzeler, Arno Renken, Elise Shubs. En février 2010, Fernand Melgar me confie l’image du film documentaire Vol spécial. Avec l’équipe de tournage, je me suis immergé durant deux mois dans un univers carcéral singulier, un centre de détention administrative : Frambois. Denis Jutzeler est photographe et chef-opérateur. En 2010, il a reçu le Swiss Photo Award dans la catégorie « Free ». Signez la pétition demandant l'arrêt des vols spéciaux ! |
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2011 |
Dérives pour Guy Debord Ouvrage collectif, sous la direction de Jacob Rogozinski et Michel Vanni Textes de Gérard Briche, Yan Ciret, Jörn Etzold, Helga Finter, Céline Flécheux, Sandrine Israël-Jost, Anselme Jappe, Vincent Kaufmann, Ciprian Mihali, Jean-Philippe Milet, Frédéric Neyrat, Corinne Pencenat, Jacob Rogozinski, Jean-Christophe Valtat, David Vivarès, Guillaume Wagner, David Zerbib Aujourd’hui oú le spectacle envahit toutes les dimensions de notre vie, nous avons plus que jamais besoin d’une critique de l’aliénation spectaculaire : pour que les utopies de demain puissent survivre À leur propre mise en images. Cette critique a été amorcée par Guy Debord (1931-1994), le principal théoricien de l’Internationale Situationniste. Si sa pensée a gardé toute sa pertinence, c’est parce que le projet d’émancipation qui l’anime est porté par une critique radicale des moyens destinés à le mettre en œuvre. Tant il est vrai qu’on ne peut « combattre l’aliénation sous des formes aliénées ». C’est bien là le sens du détournement, ou de la pratique situationniste de la dérive : abolir la séparation sans la renforcer, en y circulant comme en contrebande pour mieux tisser d’autres rapports entre les hommes. Les contributions au présent volume entendent explorer les différents chemins empruntés par la théorie et la pratique debordienne du détournement. Au niveau du sujet et de sa mise en scène tout d’abord, une scène qu’il doit détourner en organisant sa propre invisibilité. Au niveau politique ensuite, parce que le devenir du sujet est inséparable de sa lutte contre une organisation sociale qui entend le réduire à ses produits séparés. Au niveau esthétique enfin, puisque cette séparation marchande s’incarne dans les reflets sensibles livrés à notre contemplation aliénée. En 1966-67, l’Internationale Situationniste s’était fait connaître lors des « événements de Strasbourg », qui apparaissent aujourd’hui comme une « répétition générale » de Mai 68. Au début de l’année 2007, à l’occasion des 40 ans de ces événements, s’est tenu dans cette ville à l’initiative de Jacob Rogozinski et du Parlement des philosophes le premier colloque international consacré à Guy Debord. Les textes rassemblés ici sont issus de ces journées d’étude et de débat. |
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2010 |
Maxime Laurent Les puits C’était au lever, et l’image avait la douceur, l’amertume, l’évidence et la persistance idiotes de certaines érections matinales : « Et si l’on racontait les rapports sexuels, non comme une possession d’objet, ni comme un contact raté entre deux étanchéités, mais comme le partage d’un certain lieu ? » Le lieu, en l’occurrence, je le voyais clairement : un halo de lumière un peu bleue, traversée par un bruit de respiration anonyme. À bien examiner l’image, il était difficile de savoir si cette lumière et ce souffle venaient de plus bas, ou s’ils s’étaient condensés là comme l’œil calme d’un cyclone. Toujours est-il que cela s’appelait un puits. Et tout autour, à perte de vue, une ville où l’on ne compte plus les étages, les coursives, les ponts, les escaliers. [Sortie : octobre 2010 (Suisse) et février 2011 reste du monde] Le vernissage du livre a eu lieu le 21 octobre, en présence de l’auteur, au Bourg à Lausanne. Une vidéo de la manifestation est disponible ici. |
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2010 |
Mario Vegetti Le couteau et le stylet Animaux, esclaves, barbares et femmes aux origines de la rationalité scientifique Traduit de l’italien par Francesco Gregorio, Le couteau incise le corps de l’animal mort sur l’autel du sacrificateur, la planche du boucher, la table de l’anatomiste. Le stylet est l’instrument d’écriture des traités scientifiques et de la transmission écrite du savoir. Dans le sillage de l’histoire archéologique de Michel Foucault, le grand spécialiste de l’Antiquité Mario Vegetti reconfigure la vision classique de la philosophie antique en mettant en évidence l’articulation entre le cadavre de l’animal et la page du traité. Après Parménide et Platon, Aristote apparaît comme le premier grand intellectuel scientifique, comme un maître de la théorie élaborant le dispositif théorique de la science occidentale, laquelle fonde son discours par une exclusion des figures de l’esclave, du barbare et de la femme. Une première encyclopédie des savoirs en Occident naît ainsi par une double pratique de dissection et de classification, sur le cadavre opératoire de la Déesse Vérité. Mario Vegetti est professeur émérite d’histoire de la philosophie antique (Université de Pavie). Il a traduit et commenté Hippocrate, Platon, Aristote et Galien. Le couteau et le stylet est son premier livre traduit en français. ~ aperçu de cet ouvrage sur google-livres. |
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2009 |
Bernhard Waldenfels Topographie de l’étranger Etudes pour une phénoménologie de l’étranger 1 Traduit de l’allemand par Francesco Gregorio, Frédéric Moinat, Arno Renken et Michel Vanni. Prix Raymond Aron 2009. Où est l’étranger ? Peut-on l’assigner à un lieu ? Comment pourrait-il entrer en relation avec les autres êtres, s’il n’appartenait pas aussi à un lieu commun ? Et pourtant, serait-il encore un étranger s’il occupait un lieu propre, lui-même inscrit dans un espace englobant ? L’étranger ne saurait être localisé dans des coordonnées établies. Il émerge bien plutôt dans le dérangement des ordres, le déplacement des règles, l’inquiétude de nos topographies. Sous le titre Études pour une phénoménologie de l’étranger, Bernhard Waldenfels propose une série d’analyses philosophiques consacrées à la question de l’étranger. Chaque volume met en relief un motif différent : l’espace, la norme, les sens, le discours. Les études qui composent ce premier volume déclinent les notions de lieu et d’espace qui permettent de repenser les grandes questions de l’identité, de l’altérité, de l’interculturalité, de l’Europe et du nationalisme. Ces questions sont non seulement au centre de la réflexion en philosophie et en sciences humaines mais constituent aussi les grands enjeux de la vie sociale aujourd’hui. Bernhard Waldenfels est né en 1934. Il a fait des études de philosophie, psychologie, philologie classique et histoire à Bonn, Innsbruck, Munich et Paris. De 1976 à 1999, il est professeur de philosophie à l’Université de Bochum. Il est président de la Société allemande pour la recherche phénoménologique. Il est l’auteur de près de trente livres. Topographie de l’étranger est son premier ouvrage traduit en français. ~ aperçu de cet ouvrage sur google-livres. |
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2009 |
Martin Steinrück La mise en évidence La norme moderne à l'épreuve de l'Antiquité grecque Écrit avec la collaboration de Maxime Laurent. Nos concepts modernes de norme et d’écart conditionnent notre perception. En tant qu’outils mentaux permettant une mise en évidence des phénomènes, ils font ressortir certains, en tant qu’«écarts», et en banalisent d’autres, déclarés «normaux». Ainsi un trait sur une feuille : nous le voyons au premier plan tandis que le support blanc du papier passe comme inaperçu. En une décapante série d’esquisses, explorant des domaines aussi différents que la cuisine, l’habillement, la poésie, l’accentuation et la syntaxe, les théories et les pratiques du pouvoir, Martin Steinrück prouve que cette technique de mise en évidence n’était en général pas utilisée en Grèce classique. Là où nous opposons la norme et l’écart, les Grecs préféraient des oppositions du type bleu/vert, dessus/dessous, … Il montre ainsi que les Grecs évoluaient dans des coordonnées bien différentes de celles que nous sommes encore trop enclins à croire intemporelles. Martin Steinrück est helléniste. Il enseigne le grec et le latin à l’Université de Fribourg et est l’auteur de plusieurs livres sur la poésie et l’imaginaire antiques, parmi lesquels : Kranz und Wirbel, Iambos, La pierre et la graisse. ~ aperçu de cet ouvrage sur google-livres |
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2009 |
Christiaan L. Hart Nibbrig Voix fantômes La littérature à portée d’oreille Traduit de l’allemand par Clara Hendriks avec la collaboration d’Arno Renken. Dans cet essai, Christiaan L. Hart Nibbrig poursuit le phénomène de la voix dans la littérature et la philosophie occidentales. Pour ce faire, il prolonge la réflexion de Roland Barthes qui désigne la voix comme le “reste” du corps dans la langue. Elle a son lieu au point de contact entre le signifiant et le signifié. La voix n’est plus présence et pas encore représentation, elle n’est plus tout à fait corps et pas encore tout à fait esprit, ce qui lui donne quelque chose de spectral, de fantomatique. Les voix des textes: au fil des lectures ici proposées, il s'agit de les écouter, de les donner à entendre et de mettre ainsi à portée d'oreille une littérature inouïe. Christiaan L. Hart Nibbrig, germaniste et comparatiste, enseigne la littérature à l’Université de Lausanne et est l’auteur d’une dizaine de livres (publiés chez Suhrkamp) dont Rhetorik des Schweigens, Die Auferstehung des Körpers im Text, Spiegelschrift, Aesthetik der letzten Dingen, Uebergänge. ~ aperçu de cet ouvrage sur google-livres |
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2007 |
Christian Indermuhle Cristallographie(s) (Montesquieu, Certeau, Deleuze, Foucault, Valéry) Les imaginaires explorés par ce livre ont ceci de commun qu'ils tentent de s'en tenir à la matérialité du monde, de ses corps, de ses images, de ses lois. Ils affirment chacun à sa manière le monde et sa fable. Ils y construisent la figure d'un à-côté, d'une fuite, d'une déviation ou d'un renversement. Un coup d'œil persan. Lois et calculs ; clôtures et braconnages ; lignes de fuites ; histoire(s). Les noms que ce livre convoque forment des cristaux, quelque(s) cristallographie(s). La lumière s'y dévie, s'y diffracte, révèle ses palettes de couleur, butte contre les grains obscurs de la matière, comme une matière elle-même concentrée et diffractée. Cette constellation se rend visible autant par la littérature (Kawabata, Kafka, Proust, etc.) que par la peinture (Bosch, Velàzquez, etc.), comme autant d'images projetées. Cette lumière prend des corps et une écriture, rythmicité opaque et clarifiante, sans mystères. Les cristaux qu'elle traverse sont des corps imaginaires, politiques, érotiques : la lumière s'y projette en corps à corps, à peau contre peau. Blessante, coupante, rasante, douce ou crue. Les catastrophes conceptuelles s'y aggravent ou en diffèrent. De Montesquieu à Valéry, de Certeau à Deleuze et à Foucault, les imaginaires (d'émancipation, de liberté, d'invention en jeux d'obsessions, de confrontations, de contraintes et de problèmes) se croisent et s'interrogent, se reflètent autrement (Spinoza, Kofman, Agamben, Malabou, Nietzsche, Derrida) se regardent sans se répondre, par des jeux de miroirs superposés. Une autre manière de partager, en rythmes et en images, quelques pratiques d'écriture et de pensée. Christian Indermuhle est né en 1978. Il enseigne à l’Université de Lausanne et à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Il s'intéresse au rapport entre philosophie et littérature, aux productions imaginaires et aux pratiques d'émancipation radicale. ~ aperçu de cet ouvrage sur google-livres |
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2006 |
Groupe de la Riponne Europes intempestives C’est grâce aux portulans – ces cartes géographiques qui permettaient la navigation de port à port avec l’indication exacte de l’échelle des distances – que les navigateurs purent disposer d’une représentation beaucoup plus fidèle des côtes maritimes. Le portulan a permis au marin d’abandonner le cabotage craintif qui l’obligeait à naviguer le long des côtes, toujours tenues à distance de regard, pour la navigation en haute mer. Aujourd’hui la représentation de l’Europe est une inconnue. Le cabotage n’est plus de mise, mais le portulan manque. Nul ne peut dire où il faut commencer et où il faut jeter l’ancre. L’Europe est comme libérée de ses vœux, débordée en mille endroits. Europes intempestives présente neuf textes qui dressent une carte en filigrane, selon les termes d’une échelle inconnue qui doit faire passer pour saugrenue toute personne qui demande : « Qu’est-ce que l’Europe ? ». Il s’agit pour nous de sortir du cadastre de ce qu’il faut appeler une rhétorique Europe, avec ses métaphores fatiguées, frêles esquifs sur une mer de clichés : cap, parapet, occident, coucheries solaires et rapt. Textes de Zachée Betche, Lorenzo Bonoli, Francesco Gregorio, Michel Herren, Christian Indermuhle, Thierry Laus, Emmanuel Mejia, Hugues Poltier, Arno Renken et Michel Vanni. ~ aperçu de cet ouvrage sur google-livres |
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Collection rip on/off |
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2011
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David Dunn Extractions des espaces sauvages Edité par Lionel Bize, Francesco Gregorio, Samia Guerid, Aline Hostettler, Christian Indermuhle et Thibaut Walter. Traduit de l’américain par Lionel Bize, Francesco Gregorio, Samia Guerid, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, André Ourednik et Arno Renken L’insecte perçoit-il les sons qui sortent de ce grand orifice aux modulations étranges qui, pour nous, est une bouche humaine ? Que dit l’oiseau moqueur lorsqu’il imite le son du trafic urbain ? Qu’entend l’écureuil lorsque tombe un arbre dans une forêt, sans qu’aucune oreille humaine n’en perçoive le fracas ? La musique n’est-elle qu’une production humaine ? L’enjeu du « musical » demeure-t-il encore pertinent lorsque la technologie et l’art sonore placent l’auditeur humain en contact avec les sons émis par une forêt agonisante ? David Dunn, né à San Diego en Californie en 1953, est compositeur en art sonore et spécialiste d’écologie acoustique. Il est avant tout connu pour ses contributions fondamentales au domaine de la musique environnementale. En croisant les ressources de la cybernétique, de l’écologie radicale et de la musicologie contemporaine, David Dunn a tenté de penser et d’expérimenter une nouvelle cartographie des espaces acoustiques.
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2010 |
Michael Gendreau Parataxe. Fragments pour une architecture des espaces sonores Edité par Aline Hostettler, Christian Indemuhle, Thibault Walter et Antonin Wiser. « Toutes les structures sur la surface de la terre vibrent, rien n’est en repos. Chaque lieu, chaque bâtiment vibre d’une manière différente, en fonction des matériaux, des dimensions, des différents composants constitutifs et des sources d’énergie environnantes. Chaque bâtiment parle un langage unique ». « On ne peut pas refléter la réalité au moyen du langage ou de la musique comme en un miroir, mais on peut […] mettre en jeu des fragments de celle-ci ». Michael Gendreau est un artiste californien contemporain, ingénieur en physique acoustique de renommée internationale. Il a étudié auprès de Gordon Mumma et performe ses activités musicales, seul ou en collaboration, depuis la fin des années 1970, notamment avec Crawling With Tarts (1983-1998). Poète des structures sonores et des bâtiments qu’il agence comme des enceintes musicales, il a créé une œuvre dont l’influence ne cesse de se démentir. Les textes inédits qui composent ce volume développent ses conceptions de la grammaire, de la logique des rêves et des expérimentations sonores. |
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2009 |
GX Jupitter-Larsen Saccages Textes 1978-2009 Édité par Francesco Gregorio, Christian Indermuhle et Thibault Walter. Traduit de l’américain par Francesco Gregorio, Antoine Guex, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Boris Vejdovsky et Antonin Wiser. « Comment faire subir à la littérature ce que la noise a fait subir au son ? J’ai voulu pour mes écrits le même genre de fanatisme esthétique que la noise exige ; j’ai voulu accomplir dans le langage la même beauté grossière obtenue par le son amplifié de l’érosion. La majeure partie de mon oeuvre sonore a donc consisté en l’amplification d’égrènements et de broiements […]. C’est du silence que j’ai appris comment faire du bruit et, par conséquent, du bruit que j’ai appris comment devenir l’auteur de mots qu’on écrit ». GX Jupitter-Larsen, pionnier de la scène noise internationale à la fin des années 1970 et fondateur du groupe The Haters, est un artiste californien contemporain, auteur de quelques centaines de performances scéniques ou radiophoniques, développant une poétique originale de l’entropie et de l’épave. Le présent volume propose un choix de traductions de textes fictifs et non-fictifs composés entre 1978 et 2009. Avec une introduction de Thibault Walter et une incise de Vincent Barras (Université de Lausanne). |
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2008 |
Zbigniew Karkowski Physiques sonores Édité et traduit de l’anglais par Christian Indermuhle et Thibault Walter. Pour Zbigniew Karkowski, les corps sont des composés de fréquences sonores. Par une approche rigoureuse et radicale du bruit, il tente, dans son œuvre musicale, de procurer une intense libération des potentialités matérielles et physiques du son, à l’encontre des neutralisations contemporaines dont la musique serait aujourd’hui l’un des langages les plus subtilement aliénants. «Physiques sonores» est un recueil de textes et d’entretiens de Karkowski visant à présenter sa conception de la performance et des matériaux sonores. Zbigniew Karkowski est un artiste polonais né à Cracovie en 1958 et vivant depuis 1994 à Tokyo. Compositeur de musique bruitiste et expérimentale, ancien élève de Iannis Xenakis, il est un performeur mondialement reconnu sur les scènes noise et industrielles contemporaines. Textes de Zbigniew Karkowski, Boris Wlassof, Christian Indermuhle, Thibault Walter, Nikola Mounoud (MERJ.CH), Fernando Sixto (Cave 12), Naut Humon (Asphodel) et Metamkine. Conception graphique : Julien Notter et Sébastien Vigne (at-elier.net). Un CD original, «Form & Disposition», composé et masterisé par Zbigniew Karkowski, joué aux percussions par Daniel Buess, est offert avec ce livre. |
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Autres |
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2005 |
« Une philosophie de la réponse. Bernhard Waldenfels »
(RThPh 137/4) Traduit de l’allemand et présenté par Francesco Gregorio, Frédéric Moinat, Arno Renken et Michel Vanni. La pensée de Bernard Waldenfels occupe une place de plus en plus importante dans la philosophie contemporaine allemande. La présente traduction vise à présenter une première série de textes de ce philosophe majeur à l’articulation des traditions allemandes et françaises. Bernhard Waldenfels est né en 1934. Il a fait des études de philosophie, psychologie, philologie classique et histoire à Bonn, Innsbruck, Munich et Paris. De 1976 à 1999, il est professeur de philosophie à l’Université de Bochum. Il est président de la Société allemande pour la recherche phénoménologique. |
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2008 |
Notices pour le volume
Comme des bêtes Édité par Bernard Fibicher (Milan, 5 Continents). Comme des bêtes réunit des oeuvres - peintures, sculptures, photos, vidéos, installations - du XVIIe siècle à aujourd’hui en prenant comme point de départ neuf animaux emblématiques qui nous sont (qu’on le veuille ou non) “proches”. Domestique ou sauvage, utile ou pure nuisance, sublime ou grotesque, triomphant ou tragique, l’ours, le cochon, le chat & Cie tels que représentés par des artistes sont des médiateurs fascinants de notre rapport à la création. Ces images finissent par se retourner contre nous en nous interrogeant avec insistance: “Qu’est-ce qu’un être humain ?”, “Quelle est la différence entre l’homme et l’animal ?”, “Quelle est notre place dans l’univers du vivant ?” - questions qui gagnent en actualité à mesure que notre monde se déstabilise et que nos certitudes s’effritent. |
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2011 |
Bernhard Waldenfels Commencer ailleurs Etudes pour une phénoménologie de l’étranger 2 Traduit de l’allemand par Francesco Gregorio, Frédéric Moinat, Arno Renken et Michel Vanni. |
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2011 |
Arno Renken Babel heureuse Pour lire la traduction Fidélité, justesse, pertinence… on connaît ces obsessions des discours sur la traduction et les évidences normatives qu’elles charrient. La traduction est supposée coïncider avec un autre texte, un ‘original’, s’unir et s’identifier à lui, se l’approprier sans reste. La traduction n’en différerait alors que par défaut : on la rêve indifférente, on la souhaite invisible, illisible. Un tel projet est indissociable de la singularité des textes, et de leur lecture en plusieurs langues. Que ce soit des œuvres philosophiques (Descartes, Benjamin, Gadamer, Foucault, Derrida) ou littéraires (Beckett et Dürrenmatt), l’attention est portée non seulement sur ce qui est dit de la traduction, mais aussi sur ce que la traduction fait à la lecture et à l’écriture. « Pour lire la traduction » ne dit alors rien d’autre que le plaisir de la traduction qui – Babel heureuse – nous offre une littérature encore à inventer. |
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2011 |
Groupe de la Riponne Gilles Deleuze, peut-être C’est la guerre. Dans une cellule où croupissent des érudits enchaînés, un fantassin du savoir scribouille au bic sur un mur : VIVE DELEUZE ! C’est inscrit dans la cellule sombre, à peine visible, en lettres monstrueuses. Quand les gardiens s’en rendirent compte, ils dépêchèrent un peintre qui, avec un long pinceau, passa les lettres menaçantes à la chaux vive. Comme il n’avait fait que suivre le tracé des lettres, on voyait maintenant en haut de la cellule, dessiné à la chaux, VIVE DELEUZE ! Ensuite un second peintre recouvrit au rouleau toute l’inscription, qui disparut quelques heures. Mais au petit matin, lorsque la chaux sécha, l’inscription réapparut par dessous : VIVE DELEUZE ! Alors les gardiens mandèrent un maçon pour qu’il s’attaquât à l’inscription. Il gratta, lettre par lettre, une heure durant, et quand il eut fini, on voyait, maintenant privée de couleur mais profondément gravée dans la pierre, l’increvable inscription : VIVE DELEUZE ! Un gardien se mit alors à beugler : « Abattez-moi donc ce mur ! » * Le paragraphe ci-dessus est une libre adaptation de Brecht. |
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