Chez Van Dieren Éditeur, le Groupe de la Riponne dirige deux collections.

Si Rip on/off donne accès à des textes d'artistes « underground », parAILLEURS - Riponne propose des textes de philosophie, littérature et sciences humaines. Sans souci de cloisonnements disciplinaires, ces deux collections se situent au carrefour de pratiques d'écriture singulières. Leur originalité tient aussi à la large place qu'elles accordent à la traduction.

En 4 ans d'activité éditoriale, le Groupe aura publié onze livres : six ouvrages inédits et cinq traduction. Vous pourrez sur cette page jeter un œil sur ces publications ainsi que sur les projets qui verront le jour prochainement.


Collection parailleurs - Riponne



 

2010

 
Mario Vegetti
Le couteau et le stylet
Animaux, esclaves, barbares et femmes
aux origines de la rationalité scientifique


Traduit de l’italien par Francesco Gregorio,


Le couteau incise le corps de l’animal mort sur l’autel du sacrificateur, la planche du boucher, la table de l’anatomiste. Le stylet est l’instrument d’écriture des traités scientifiques et de la transmission écrite du savoir. Dans le sillage de l’histoire archéologique de Michel Foucault, le grand spécialiste de l’Antiquité Mario Vegetti reconfigure la vision classique de la philosophie antique en mettant en évidence l’articulation entre le cadavre de l’animal et la page du traité. Après Parménide et Platon, Aristote apparaît comme le premier grand intellectuel scientifique, comme un maître de la théorie élaborant le dispositif théorique de la science occidentale, laquelle fonde son discours par une exclusion des figures de l’esclave, du barbare et de la femme. Une première encyclopédie des savoirs en Occident naît ainsi par une double pratique de dissection et de classification, sur le cadavre opératoire de la Déesse Vérité.

Mario Vegetti est professeur émérite d’histoire de la philosophie antique (Université de Pavie). Il a traduit et commenté Hippocrate, Platon, Aristote et Galien. Le couteau et le stylet est son premier livre traduit en français.

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2009

 
Bernhard Waldenfels
Topographie de l’étranger
Etudes pour une phénoménologie de l’étranger 1

Traduit de l’allemand par Francesco Gregorio,
Frédéric Moinat, Arno Renken et Michel Vanni.

Prix Raymond Aron 2009.

Où est l’étranger ? Peut-on l’assigner à un lieu ? Comment pourrait-il entrer en relation avec les autres êtres, s’il n’appartenait pas aussi à un lieu commun ? Et pourtant, serait-il encore un étranger s’il occupait un lieu propre, lui-même inscrit dans un espace englobant ? L’étranger ne saurait être localisé dans des coordonnées établies. Il émerge bien plutôt dans le dérangement des ordres, le déplacement des règles, l’inquiétude de nos topographies.
Sous le titre Études pour une phénoménologie de l’étranger, Bernhard Waldenfels propose une série d’analyses philosophiques consacrées à la question de l’étranger. Chaque volume met en relief un motif différent : l’espace, la norme, les sens, le discours. Les études qui composent ce premier volume déclinent les notions de lieu et d’espace qui permettent de repenser les grandes questions de l’identité, de l’altérité, de l’interculturalité, de l’Europe et du nationalisme. Ces questions sont non seulement au centre de la réflexion en philosophie et en sciences humaines mais constituent aussi les grands enjeux de la vie sociale aujourd’hui.
Bernhard Waldenfels est né en 1934. Il a fait des études de philosophie, psychologie, philologie classique et histoire à Bonn, Innsbruck, Munich et Paris. De 1976 à 1999, il est professeur de philosophie à l’Université de Bochum. Il est président de la Société allemande pour la recherche phénoménologique. Il est l’auteur de près de trente livres. Topographie de l’étranger est son premier ouvrage traduit en français.

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2009

 
Martin Steinrück
La mise en évidence
La norme moderne à l'épreuve de l'Antiquité grecque

Écrit avec la collaboration de Maxime Laurent.

Nos concepts modernes de norme et d’écart conditionnent notre perception. En tant qu’outils mentaux permettant une mise en évidence des phénomènes, ils font ressortir certains, en tant qu’«écarts», et en banalisent d’autres, déclarés «normaux». Ainsi un trait sur une feuille : nous le voyons au premier plan tandis que le support blanc du papier passe comme inaperçu.
En une décapante série d’esquisses, explorant des domaines aussi différents que la cuisine, l’habillement, la poésie, l’accentuation et la syntaxe, les théories et les pratiques du pouvoir, Martin Steinrück prouve que cette technique de mise en évidence n’était en général pas utilisée en Grèce classique. Là où nous opposons la norme et l’écart, les Grecs préféraient des oppositions du type bleu/vert, dessus/dessous, … Il montre ainsi que les Grecs évoluaient dans des coordonnées bien différentes de celles que nous sommes encore trop enclins à croire intemporelles.
Martin Steinrück est helléniste. Il enseigne le grec et le latin à l’Université de Fribourg et est l’auteur de plusieurs livres sur la poésie et l’imaginaire antiques, parmi lesquels : Kranz und Wirbel, Iambos, La pierre et la graisse.

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2009

 
Christiaan L. Hart Nibbrig
Voix fantômes
La littérature à portée d’oreille

Traduit de l’allemand par Clara Hendriks avec la collaboration d’Arno Renken.

Dans cet essai, Christiaan L. Hart Nibbrig poursuit le phénomène de la voix dans la littérature et la philosophie occidentales. Pour ce faire, il prolonge la réflexion de Roland Barthes qui désigne la voix comme le “reste” du corps dans la langue. Elle a son lieu au point de contact entre le signifiant et le signifié. La voix n’est plus présence et pas encore représentation, elle n’est plus tout à fait corps et pas encore tout à fait esprit, ce qui lui donne quelque chose de spectral, de fantomatique.
Les voix des textes: au fil des lectures ici proposées, il s'agit de les écouter, de les donner à entendre et de mettre ainsi à portée d'oreille une littérature inouïe.
Christiaan L. Hart Nibbrig, germaniste et comparatiste, enseigne la littérature à l’Université de Lausanne et est l’auteur d’une dizaine de livres (publiés chez Suhrkamp) dont Rhetorik des Schweigens, Die Auferstehung des Körpers im Text, Spiegelschrift, Aesthetik der letzten Dingen, Uebergänge.

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2007

 
Christian Indermuhle
Cristallographie(s)
(Montesquieu, Certeau, Deleuze, Foucault, Valéry)

Les imaginaires explorés par ce livre ont ceci de commun qu'ils tentent de s'en tenir à la matérialité du monde, de ses corps, de ses images, de ses lois. Ils affirment chacun à sa manière le monde et sa fable. Ils y construisent la figure d'un à-côté, d'une fuite, d'une déviation ou d'un renversement. Un coup d'œil persan. Lois et calculs ; clôtures et braconnages ; lignes de fuites ; histoire(s). Les noms que ce livre convoque forment des cristaux, quelque(s) cristallographie(s). La lumière s'y dévie, s'y diffracte, révèle ses palettes de couleur, butte contre les grains obscurs de la matière, comme une matière elle-même concentrée et diffractée. Cette constellation se rend visible autant par la littérature (Kawabata, Kafka, Proust, etc.) que par la peinture (Bosch, Velàzquez, etc.), comme autant d'images projetées. Cette lumière prend des corps et une écriture, rythmicité opaque et clarifiante, sans mystères. Les cristaux qu'elle traverse sont des corps imaginaires, politiques, érotiques : la lumière s'y projette en corps à corps, à peau contre peau. Blessante, coupante, rasante, douce ou crue. Les catastrophes conceptuelles s'y aggravent ou en diffèrent. De Montesquieu à Valéry, de Certeau à Deleuze et à Foucault, les imaginaires (d'émancipation, de liberté, d'invention en jeux d'obsessions, de confrontations, de contraintes et de problèmes) se croisent et s'interrogent, se reflètent autrement (Spinoza, Kofman, Agamben, Malabou, Nietzsche, Derrida) se regardent sans se répondre, par des jeux de miroirs superposés. Une autre manière de partager, en rythmes et en images, quelques pratiques d'écriture et de pensée.
Christian Indermuhle est né en 1978. Il enseigne à l’Université de Lausanne et à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Il s'intéresse au rapport entre philosophie et littérature, aux productions imaginaires et aux pratiques d'émancipation radicale.

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2006

 
Groupe de la Riponne
Europes intempestives

C’est grâce aux portulans – ces cartes géographiques qui permettaient la navigation de port à port avec l’indication exacte de l’échelle des distances – que les navigateurs purent disposer d’une représentation beaucoup plus fidèle des côtes maritimes. Le portulan a permis au marin d’abandonner le cabotage craintif qui l’obligeait à naviguer le long des côtes, toujours tenues à distance de regard, pour la navigation en haute mer.
Aujourd’hui la représentation de l’Europe est une inconnue. Le cabotage n’est plus de mise, mais le portulan manque. Nul ne peut dire où il faut commencer et où il faut jeter l’ancre. L’Europe est comme libérée de ses vœux, débordée en mille endroits. Europes intempestives présente neuf textes qui dressent une carte en filigrane, selon les termes d’une échelle inconnue qui doit faire passer pour saugrenue toute personne qui demande : « Qu’est-ce que l’Europe ? ». Il s’agit pour nous de sortir du cadastre de ce qu’il faut appeler une rhétorique Europe, avec ses métaphores fatiguées, frêles esquifs sur une mer de clichés : cap, parapet, occident, coucheries solaires et rapt.
Textes de Zachée Betche, Lorenzo Bonoli, Francesco Gregorio, Michel Herren, Christian Indermuhle, Thierry Laus, Emmanuel Mejia, Hugues Poltier, Arno Renken et Michel Vanni.

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Collection rip on/off

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2009

 
GX Jupitter-Larsen
Saccages
Textes 1978-2009

Édité par Francesco Gregorio, Christian Indermuhle et Thibault Walter.
Traduit de l’américain par Francesco Gregorio, Antoine Guex, Aline Hostettler, Christian Indermuhle, Boris Vejdovsky et Antonin Wiser.

« Comment faire subir à la littérature ce que la noise a fait subir au son ? J’ai voulu pour mes écrits le même genre de fanatisme esthétique que la noise exige ; j’ai voulu accomplir dans le langage la même beauté grossière obtenue par le son amplifié de l’érosion. La majeure partie de mon oeuvre sonore a donc consisté en l’amplification d’égrènements et de broiements […].
C’est du silence que j’ai appris comment faire du bruit et, par conséquent, du bruit que j’ai appris comment devenir l’auteur de mots qu’on écrit ».
GX Jupitter-Larsen, pionnier de la scène noise internationale à la fin des années 1970 et fondateur du groupe The Haters, est un artiste californien contemporain, auteur de quelques centaines de performances scéniques ou radiophoniques, développant une poétique originale de l’entropie et de l’épave. Le présent volume propose un choix de traductions de textes fictifs et non-fictifs composés entre 1978 et 2009.
Avec une introduction de Thibault Walter et une incise de Vincent Barras (Université de Lausanne).
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2008

 
Zbigniew Karkowski
Physiques sonores

Édité et traduit de l’anglais par Christian Indermuhle et Thibault Walter.

Pour Zbigniew Karkowski, les corps sont des composés de fréquences sonores. Par une approche rigoureuse et radicale du bruit, il tente, dans son œuvre musicale, de procurer une intense libération des potentialités matérielles et physiques du son, à l’encontre des neutralisations contemporaines dont la musique serait aujourd’hui l’un des langages les plus subtilement aliénants. «Physiques sonores» est un recueil de textes et d’entretiens de Karkowski visant à présenter sa conception de la performance et des matériaux sonores.
Zbigniew Karkowski est un artiste polonais né à Cracovie en 1958 et vivant depuis 1994 à Tokyo. Compositeur de musique bruitiste et expérimentale, ancien élève de Iannis Xenakis, il est un performeur mondialement reconnu sur les scènes noise et industrielles contemporaines.
Textes de Zbigniew Karkowski, Boris Wlassof, Christian Indermuhle, Thibault Walter, Nikola Mounoud (MERJ.CH), Fernando Sixto (Cave 12), Naut Humon (Asphodel) et Metamkine. Conception graphique : Julien Notter et Sébastien Vigne (at-elier.net). Un CD original, «Form & Disposition», composé et masterisé par Zbigniew Karkowski, joué aux percussions par Daniel Buess, est offert avec ce livre.
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Autres

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    « Une philosophie de la réponse. Bernhard Waldenfels » (RThPh 137/4)

Traduit de l’allemand et présenté par Francesco Gregorio, Frédéric Moinat, Arno Renken et Michel Vanni.

La pensée de Bernard Waldenfels occupe une place de plus en plus importante dans la philosophie contemporaine allemande. La présente traduction vise à présenter une première série de textes de ce philosophe majeur à l’articulation des traditions allemandes et françaises.
Bernhard Waldenfels est né en 1934. Il a fait des études de philosophie, psychologie, philologie classique et histoire à Bonn, Innsbruck, Munich et Paris. De 1976 à 1999, il est professeur de philosophie à l’Université de Bochum. Il est président de la Société allemande pour la recherche phénoménologique.
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    Notices pour le volume Comme des bêtes

Édité par Bernard Fibicher (Milan, 5 Continents).

Comme des bêtes réunit des oeuvres - peintures, sculptures, photos, vidéos, installations - du XVIIe siècle à aujourd’hui en prenant comme point de départ neuf animaux emblématiques qui nous sont (qu’on le veuille ou non) “proches”. Domestique ou sauvage, utile ou pure nuisance, sublime ou grotesque, triomphant ou tragique, l’ours, le cochon, le chat & Cie tels que représentés par des artistes sont des médiateurs fascinants de notre rapport à la création. Ces images finissent par se retourner contre nous en nous interrogeant avec insistance: “Qu’est-ce qu’un être humain ?”, “Quelle est la différence entre l’homme et l’animal ?”, “Quelle est notre place dans l’univers du vivant ?” - questions qui gagnent en actualité à mesure que notre monde se déstabilise et que nos certitudes s’effritent.
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À paraître
Printemps 2010

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    Dérives pour Guy Debord

Édité par Jakob Rogozinski et Michel Vanni

Il s'agit, avec ce livre, d'amorcer une véritable réflexion collective sur la pensée de Guy Debord, toujours victime du discrédit et de la censure qui continuent de peser sur la «pensée-68» – et de la réappropriation spectaculaire qui a transformé la notion de «société du spectacle» en lieu-commun du prêt-à-penser médiatique. Le moment est venu de s'interroger sur la portée de sa théorie. Qu'en est-il de sa lecture de Marx? Comment ses déclarations sur la "mort de l'art" s'articulent-elle à la pratique politique et artistique de l'Internationale Situationniste et à ses propres films? Qu'en est-il, aujourd'hui, de la critique du spectacle et de la vie quotidienne, alors que s'est dissipé le mythe de la "révolution prolétarienne" qui la sous-tendait? Quel pourrait être l'apport de Debord à l'élaboration d'une nouvelle théorie critique?
Textes de Gérard Briche, Yan Ciret, Jörn Etzold, Helga Finter, Céline Flécheux, Sandrine Israël-Jost, Anselme Jappe, Vincent Kaufmann, Ciprian Mihali, Jean-Philippe Milet, Frédéric Neyrat, Corine Pencenat, Jacob Rogozinski, Jean-Christophe Valtat, David Vivarès et David Zerbib.
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    Le couteau et le stylet de Mario Vegetti

Traduit de l’italien par Francesco Gregorio.
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    Arno Renken : Babel heureuse
Pour lire la traduction

Né en 1976, Arno Renken enseigne la littérature moderne à la section d’allemand et au Centre de Traduction Littéraire de l’Université de Lausanne.
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À paraître
Automne 2010

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Groupe de la Riponne : Gilles Deleuze, peut-être

C’est la guerre. Dans une cellule où croupissent des érudits enchaînés, un fantassin du savoir scribouille au bic sur un mur : VIVE DELEUZE ! C’est inscrit dans la cellule sombre, à peine visible, en lettres monstrueuses. Quand les gardiens s’en rendirent compte, ils dépêchèrent un peintre qui, avec un long pinceau, passa les lettres menaçantes à la chaux vive. Comme il n’avait fait que suivre le tracé des lettres, on voyait maintenant en haut de la cellule, dessiné à la chaux, VIVE DELEUZE ! Ensuite un second peintre recouvrit au rouleau toute l’inscription, qui disparut quelques heures. Mais au petit matin, lorsque la chaux sécha, l’inscription réapparut par dessous : VIVE DELEUZE ! Alors les gardiens mandèrent un maçon pour qu’il s’attaquât à l’inscription. Il gratta, lettre par lettre, une heure durant, et quand il eut fini, on voyait, maintenant privée de couleur mais profondément gravée dans la pierre, l’increvable inscription :

VIVE DELEUZE !

Un gardien se mit alors à beugler : « Abattez-moi donc ce mur ! »
(texte librement adapté de Brecht)

Textes de Francesco Gregorio, Christian Indermuhle, Maxime Laurent, Thierry Laus, Hugues Poltier, Arno Renken, Vladimir Skrivan et Antonin Wiser.