L’insecte perçoit-il les sons qui sortent de ce grand orifice aux modulations étranges qui, pour nous, est une bouche humaine ? Que dit l’oiseau moqueur lorsqu’il imite le son du trafic urbain ? Qu’entend l’écureuil lorsque tombe un arbre dans une forêt, sans qu’aucune oreille humaine en perçoive le fracas ? La musique n’est-elle qu’une production humaine ? L’enjeu du « musical » demeure-t-il encore pertinent lorsque la technologie et l’art sonore placent l’auditeur humain en contact avec les sons émis par une forêt agonisante ?
L'échelle 1:1 réévalue le rapport au spectateur, à l'acteur, aux fictions, en prenant acte des nouvelles coordonnées du monde: de l'urbanisme aux sentiments, des tracteurs aux softs, des e-encyclopédies collectives aux concerts dans ton quartier, tout est devenu à la fois plus grand et plus petit.